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 Epilogue scénario: "Deux Garous de Trop"

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MessageSujet: Epilogue scénario: "Deux Garous de Trop"   Dim 4 Avr - 17:36

L'endroit ou les dieux anciens veillent sur les morts


Les Hospitaliers d'Ivanesco encerclent l'endroit de manière a ne permettre aucune fuite, laissant transparaitre une grande maîtrise de la science militaire.Une odeur désagréable envahit vos narines au moment ou vous franchissez le seuil mystique caché sous le Dolmen. Vous sautez tours a tours dans la pénombre, et des craquements sinistres d'os brisés vous signalent que vous avez atteint le sol. "L'endroit ou les anciens dieux veillent sur les morts" avait dit Malorne... En effet, cela ressemble fort à d'anciennes catacombes Celtiques. Le sol est jonché d'Ossements, et les murs de pierres sont gravés d'antiques Glyphes funéraires. Vous constatez avec désespoir que huit passages semblent s'offrir a vous pour quitter cette pièce circulaire.

Le Chevalier Capitaine Ivanesco vous accompagne personnellement, ses mains gantées de métal sombre déjà sur les poignets ornées de ses deux épées a la ceinture, le regard froid. Soeur Melisande, d'abord hésitante, finit par vous rejoindre en bas. Vous voilà donc cinq dans le caveau Celtique puant, vous demandant quelle direction emprunter... Pourtant l'un d'entre vous sait dors et déjà comment trouver le bon chemin.

Argyle, qui domine la salle de sa taille imposante et de ses larges épaules commence a renifler l'air bruyamment. Puis vous voyez sa mâchoire commencer a ce déformer lentement, suivit par tout son visage qui se couvre de poils d'un noir de jais, d'où emmerge désormais un long museau de loup sauvage qui semble agité de frémissement en flairant l'air. Il ne s'agit pas d'une métamorphose compléte, et vous pensez qu'il ne s'agit que d'une forme intermédiaire destinée a améliorer les capacité de pistages d'Argyle. Vous percevez furtivement un air prononcé de dégout apparaitre sur le visage d'Ivanesco...
Le Maître Architecte avance soudain d'un air décidé vers le couloir sur votre droite, se contentant de lâcher un grognement guttural, pour signifier qu'il a flairé l'odeur de vos ennemis. Cette idée vous laisse dans l'embarras, car si il vous tarde d'en finir avec les monstres qui ont massacrés sauvagement les Mathieux, vous savez également a quelle point les Lupins peuvent être de formidables adversaire, forts capables de mettre un terme a la non-vie d'un Caïnite...

A cette pensée, le Baron Simehus de Mont-Saigur hausse les épaules et dégaine son épée. Pas de place dans son vieux cœur de Croisé pour de telles craintes, il se doit a sa terre et a ses gens, et il n'existe aucun risque trop élevé, lorsque son honneur est en jeu. De son côté Di Lampedusa parait plus prudent... la main sur la poignée de son arme, celui qui fut jadis un grand Duc de Toscane, forgé par des années de vie politique et militaire observe le passage avec circonspection. Enfin, Soeur Mélissande, les mains crispées sur son crucifix et la tête baissée murmure un mélange inaudible de divers prières et béatification latines...

Votre troupe s'engage dans une vaste salle, également circulaire et tapissée de crânes jaunis par le temps. Une imposante statue de granit orne le fond de la salle, représentant un guerrier de plus de trois mètres, portant les atours typiques des anciens barbares Celtes qui peuplaient jadis ses régions. La tête moustachue et surplombée d'un casque ailé semble vous fixer de son regard de pierre. Ses deux mains puissantes, tiennent de manière tendu une grande coupole. Sur le socle du géant, il est gravé une inscription en ancien celtique, que vous arrivez tant bien que mal, par votre érudition.

"Totatés garde le passage, et seul un sacrifice rituel le fera ouvrir". Le Baron se souvenant que les anciens dieux païens exigeaient autrefois des sacrifices sanglants et humains pour les honorés, s'entaille le poignet d'un passage de sa lame, et laisse tomber un peu de son noble sang dans la coupole de Totatés. A l'évidence, cela ne suffit pas, et Melisande offre a son tour son sang au dieu Celte, et les deux fluides vitaux de la moinesse et du Baron se mêlent jusqu'à remplir la coupe. Un bruit sourd et grondant se fait entendre et l'immense effigie pivote sur son socle, laissant apparaitre un passage dallé de pierres ciselées, toujours aussi étroit...

Vous parcourez le couloir faiblement éclairé, persuadé de toucher au but. Soudain, un rugissement guttural se fait entendre au loin, et Argyle, en tête, parvenant a un tournant du couloir, vous fait signe de la main de s'arrêter. Ce dernier saisi sa boucle d'oreille argenté dans son énorme main, et murmure quelques paroles secrètes, qui métamorphosent le bijou en un épais glaive d'argent poli de belle taille. De votre position vous pouvez distinguez une lueur provenant de la pièce sans doute située après l'angle ou vous vous trouvez. Il semblerait que des torches éclairent cet endroit, car des ombres dansent sur le mur qui précède le tournant. Une forme monstrueuse, de prêt de deux mètres cinquante semblent se démenée et rugir, et votre appréhension devient palpable lorsque vous réalisez que cela ne peut être que la forme métamorphosé d'un Lupin...

Prudemment, vous vous avancez dans la pièce ou le monstre doit se trouver. Sous vos yeux, ce dévoile un spectacle aussi terrifiant que pathétique. La créature immense est couverte de poils bruns, et une gueule immense garnie de crocs rugis toute sa haine a votre face. La bête est retenu par deux énormes chaînes d'aciers, et il semble que sa langue et était sectionnée, certainement pour l'empêcher de parler. La pièce dans laquelle il se trouve est petite, et seul une table de bois fabriquée avec les moyens du bords semble meubler la salle, recouverte d'un amas de papiers. La créature vous regarde avec un mélange de haine et de désespoir, et c'est peiné que le Maitre Architecte de Mont-Saigur reconnait la marque de sa tribut tatouée sur le bras gauche du Garou.

Sans doute ces papiers sur la table contiennent t'ils des preuves, pense Simehus. L'honneur lui interdisant d'occire une créature désarmée et enchainée, fut-ce un Lupin, le Baron se faufile habilement d'un bon entre les pattes du Garou pour se retrouver prêt de la table, a l'autre bout de la pièce. Alors qu'il s'apprête a mettre la main sur une feuille comportant plusieurs lignes d'écriture, le dos au groupe, son œil est soudain attiré vers l'angle de la pièce, sur sa droite.

Tout a coup, une forme semble émergée du coin sombre, et un individu vêtu d'une grande cape de voyage brune fait son apparition derrière le monstre enchainé. A sa vue, vous comprenez immédiatement de qui il s'agit. Son crâne est dégarni, mais d'épais cheveux blancs parcourent ses tempes, et un sourire sadique se dessine sur son visage couturé de cicatrice, révélant plus de crocs que de dents. L'étranger que Claytus le fossoyeur disait avoir vue en compagnie du Mathieu a la Pomme noire l'autre soir se trouve devant vous..

" Bienvenue dans l'antre d'Arduir! Ainsi donc vous n'avez pas voulue suivre la piste d'Argyle comme je me suis efforcé de vous la montrer... C'est regrettable, car tout cela aurait pu être éviter si vous aviez simplement condamné cette engeance des villes pour le meurtre de cette famille que personne ne pleurera. Obliger Uffa, ce gardien des hommes aliéné, a tuer ces paysans n'a pas été pour me déplaire, il se sera au moins comporté en garou l'espace de quelques temps. Mais voilà, a l'évidence vous avez refusés l'issu simple et franche que mon maitre Logwar et nos alliés vous proposaient... Ce sera donc la guerre... la plus sanglante des guerre ! Et je vais commencer dés ici par vous éliminer, raclures de caïnites et toi aussi le traire a ton sang qui ne mérite pas le nom de Lupin ! Ce que ce Damas trame, je m'en moque il n'est qu'un outil, ce que je sais c'est que la volonté du maître est de vous voir mourir ! Les fils de Fenris régneront sur les cendres de votre pitoyable civilisation un jour, et Logwar en sera le Roi !"

Ces derniers mots sont prononcés avec difficultés et lenteur, pleins de rage, alors que le corp d'Arduir est agité de soubresauts et convulsions, annonçant la terrible métamorphose a l'œuvre. Les vêtements se brisants sous l'accroissement disproportionné du volume musculaire, vous reconnaissez l'énorme Garou au pelage sombre qui a tenté de vous enfermer dans le temple prêt du repaire de Xilos le Gangrel... Une bête énorme, au point qu'elle doit se tenir courbée dans la pièce pour y tenir. Des yeux de fauves d'un rouge vif vous regardent tour a tour, au rythme des grognements gutturaux jaillissants de la gueule garnie de crocs semblables a des poignards. Argyle renforce sa prise sur son glaive d'argent, reconnaissant l'ennemi ancestral, et Francesco Di Lampedusa tire son épée en regardant avec vivacité la configuration de la situation.

Soudain, le Lupin assène un violent coup de patte au Baron Simehus, qui se trouve alors être le plus proche, l'envoyant s'encastrer dans le mur dans un fracas de pierre et de métal, aussi facilement que si il c'etait agit d'un enfant.
"NONNNNN" rugit le Chevalier Capitaine Ivanesco, le regard embrasé de colère. Ses deux lames sombres dégainées, il se jette vers Arduir avec une vitesse et une précision surnaturelle. Ce dernier, qui s'apretait a aller achever le Baron, tourne brusquement son museau pointue vers son agresseur, et dans un rugissement de défi bondit a sa rencontre, son puissant bras droit de la taille d'un tronc tendu en avant. Les deux puissants adversaires ne sont a présent plus séparés que par l'autre garou enchainé, et l'instant semble figé alors qu'ils se trouvent tout deux en plein saut, dans une pièce emplit par la voix de Soeur Mélisande, qui chante maintenant a tut-tête ses dévotions au Seigneur.

Un rugissement bestial de douleur retentit a travers toute la pièce lorsque le sang rougeâtre d'Uffa, gicle sur vos visages. L'énorme main griffu d'Arduir émerge a présent du torse du garou enchainé. Un mélange de sang et de viscères dégouline de la patte, qui poursuit sa course, emportant le cadavre de sa victime dans son mouvement en direction de la tête d'Ivanesco. Le Chevalier esquive d'un simple mouvement de tête l'immonde main, et passe habilement sur le côté du bras velue d'Arduir. Dans un enchainement de gestes trop rapides pour être suivis par l'œil humain, les lames des épées d'Ivanesco s'abattent sur l'avant bras de la créature, projetant du sang sur le tabard noir a croix blanche du Chevalier Capitaine. Dans un hurlement de douleur, le bras massif s'effondre au sol, sectionné au niveau du coude, et l'immense Garou mugissant titube en arrière, son artère coupée éclaboussant le sol de liquide sombre et visqueux.

"NOUS NOUS REVERRONS ! VERMINES !" crache Arduir de rage, le pelage rougit. Argyle et Di Lampedusa se précipitent pour achever le monstre, mais sa silhouette semble soudain se dématérialiser, et le Maître Artisan comprend immédiatement que l'ennemi est passé dans le monde de l'Umbra, royaume des esprits, devenant de ce fait inaccessible a la juste sentence qu'il méritait...



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